BNP Paribas Asset Management révèle les résultats de son étude sur l’impact positif du dialogue et du vote sur la féminisation des conseils d’administration

7 mars 2022

BNP Paribas Asset Management (« BNPP AM ») a mené une étude mondiale sur le nombre de femmes membres des conseils d’administration, en amont de la saison 2022 des assemblées générales d’actionnaires.  L’étude compare les 3 500 sociétés dans lesquelles BNPP AM investit avec les 17 000 entreprises cotées incluses dans la base de données de l’Institutional Shareholder Services  ISS »)[1].

Cette étude valide l’efficacité de la politique de vote et du dialogue actionnarial que conduit BNPP AM sur ce thème, et met en avant les constats suivants :

  • Les femmes représentent en moyenne 25% des conseils d’administration des sociétés dans lesquelles BNPP AM est investi contre 18% pour l’univers plus large des sociétés cotées[2]
  • Les différences par zones géographiques sont considérables : l’Europe, l’Afrique du Sud et l’Australie sont les plus en avance en terme de parité au sein des conseils d’administration, tandis que l’Asie, l’Amérique du Sud et le Moyen-Orient sont moins diversifiés.
  • La taille des entreprises, leurs pays d’implantation et les réglementations locales impactent fortement les niveaux de féminisation et constituent des facteurs essentiels à prendre en compte par  les investisseurs.

 

DES DIFFERENCES MARQUÉES EN FONCTION DES RÉGIONS

Source de superformance financière et de création de valeur durable sur le long terme[3], la diversité est l’un des piliers de la Stratégie Global Sustainability de BNPP AM. Dès 2019, BNPP AM a mis en place des critères de vote spécifiques sur la diversité hommes-femmes, lors des élections des administrateurs dans le cadre des assemblés générales d’actionnaires. Ses exigences ont progressivement été renforcées et intègrent une approche régionalisée, en fonction des degrés de maturité des différents pays sur les enjeux de diversité

En effet, BNPP AM exige un seuil minimum de 30% de femmes siégeants aux conseils d’administration en Europe, en Amérique du Nord, en Australie,  en Afrique du Sud et en Nouvelle-Zélande ; et un seuil de 15% pour l’Amérique Latine, l’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique (hors Afrique du Sud) qui sont considérés comme des marchés moins avancés sur les enjeux de diversité. BNPP AM prend également en compte le critère de diversité dans sa méthodologie de notation ESG[4].

Dans les régions où BNPP AM applique la règle des 30% de femmes siégeant aux conseils des entreprises détenues en portefeuille, l’Europe (34%), l’Australie et la Nouvelle Zélande (35%) ainsi que l’Afrique du Sud (33%) dépassent ce seuil, tandis que l’Amérique du Nord atteint 27% de femmes en moyenne.  Par comparaison, aucune de ces régions n’atteint 30% de femmes au sein de l’univers des sociétés cotées de la base ISS.

Dans les régions où BNPP AM exige un minimum de 15% de femmes occupant les postes d’administrateurs, l’Afrique (hors Afrique du Sud) et la région du Moyen Orient se situent respectivement à 29% et 16%. En revanche, l’Asie (12%) et l’Amérique Latine (12%) n’atteignent pas le seuil minimum. Ces faibles degrés de féminisation sont toutefois à nuancer en fonction des pays comme par exemple en Asie du Sud-Est, où la Malaisie, Singapour et l’Inde sont plus diversifiés que leurs voisins. Le constat est identique pour les régions émergentes de l’univers des sociétés cotées, avec une moyenne de 10% de femmes administratrices. Seule l’Afrique (hors Afrique du Sud) se démarque avec 22% de femmes en moyenne aux conseils.

 

Orsolya Gal, Senior Stewardship Analyst de BNPP AM, explique  :

« Ces différences géographiques sont à mettre au regard de certains facteurs économiques, socio-culturels et réglementaires. On constate ainsi que les entreprises ayant des capitalisations boursières élevées ont tendance à intégrer plus facilement les enjeux de diversité que les sociétés de plus petite taille. De la même façon, l’existence ou non de quotas imposés légalement, comme en France avec la loi Coppé-Zimmerman ou plus récemment en Allemagne, impacte également les taux de féminisation des organes de décision des entreprises. »

 

un axe majeur de la politique de vote et D’ENGAGEMENT de BNPP AM

Lors de la saison des assemblées générales 2021, BNPP AM a rejeté la nomination de 37% des administrateurs, notamment pour des raisons de déséquilibre entre les genres. Cette opposition croissante (20% en 2018 ; 29% en 2019 ; 36% en 2020) témoigne des fortes attentes de BNPP AM en matière de féminisation des conseils.

L’augmentation la plus significative du taux d’opposition de BNPP AM a été observée en Asie, conséquence directe de l’introduction en 2021 du seuil de 15% de femmes aux conseils d’administration. Au Japon par exemple, BNPP AM s’est opposée à 57% des élections d’administrateurs en 2021, en nette progression depuis 2020 (37% d’opposition). Le même phénomène avait été identifié lors de la mise en place de la « règle des 30% » pour l’Europe et l’Amérique du Nord, qui avaient vu leur taux d’opposition augmenter significativement en passant respectivement de 13% à 22% et de 36% à 51%, entre 2019 et 2020.

En parallèle du vote en assemblée générale, BNPP AM poursuit également son engagement via un dialogue direct avec les entreprises en portefeuille qui ne respectent pas sa politique de vote. En 2021, sur les 36 entreprises ciblées par BNPP AM sur ces questions, 13 d’entre elles ont adopté des changements conformes à notre politique de vote à la suite de nos échanges.

Les investisseurs ont ainsi un rôle crucial à jouer pour faire progresser la féminisation des instances de décision, en exprimant leur position à travers le vote mais aussi en intensifiant le dialogue avec les émetteurs.

 

Michael Herskovich, Global Head of Stewardship de BNP Paribas Asset Management confirme :

« Notre politique de vote intègre désormais un objectif de 40% de femmes dans les conseils d’administration à horizon 2025. Si la diversité au sein des organes de gouvernance est inégale selon les régions, il faut néanmoins se réjouir des progrès accomplis qui témoignent de l’efficacité des activités d’engagement, et poursuivre le dialogue avec les entreprises afin de les accompagner positivement. En tant qu’actionnaire engagé, nos exigences se veulent ambitieuses, mais ne sont pas pour autant  déconnectées des réalités de marché : si nous exigions dès aujourd’hui un taux minimum de 40% de femmes, seules 39% des entreprises en Europe pourraient répondre à ces critères, et seulement 3% en Asie.»

Footnotes

 

  1. ^ [1] Institutional Shareholder Services Inc. (ISS) est une société spécialisée dans les solutions de gouvernance d'entreprise au service de la communauté financière internationale dont les services sont utilisés par BNPP AM.
  2. ^ [2] Périmètre analysé sur base des sociétés couvertes par la base de données ISS
  3. ^ [3] Étude de McKinsey & Company, “Diversity wins: How inclusion matters”, mai 2020. Les équipes de direction qui comptent au moins 30 % de femmes sont davantage susceptibles de surperformer que celles où les femmes sont sous-représentées, voire absentes.
  4. ^ [4] Environnement, Social, Gouvernance : https://www.bnpparibas-am.com/fr/dispositif-de-notation-esg/

Dans cette étude, BNPP AM a analysé et comparé les taux moyens de femmes présentes aux conseils d’administration dans près de 3 500 entreprises dans lesquelles elle investit avec les données équivalentes pour plus de 17 000 entreprises incluses dans la base de données de l’Institutional Shareholder Services  ISS »). L’étude a été réalisée en août 2021, soit à l’issue de la période des assemblées générales annuelles, et couvre 92 pays.

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